Paz Carvajal est née en 1970. Elle a étudiée à l'école d'art de l'Université catholique où elle a été diplomée en 1994 spécialité gravure. Son Intérêt pour le miroir commence lorsqu' étudiante elle le reliait avec la notion de matrice et de copie. Ceci se traduit dans son travail par un déplacement de la gravure vers des productions plus expérimentales. Elle est choisie pour la Biennale Internationale de Valparaiso (1991) et est invitée à exposer dans "Circuit Ouvert", au Musée National des Beaux Arts (1994). En 1996 elle expose dans pour "Panóptica, des Gestes Ineptes", au Centre Culturel d'Espagne. Cette même année, elle obtient la bourse des Amis de l'Art, pour financer sa première exposition individuelle "Impossible" (1997), basée sur "L'autre côté du miroir" de Lewis Carroll.L'année suivante, elle prend part à "Anamorfosis", au Musée d'Art Contemporain de Santiago, où ell établit une relation entre miroir et irréalité. En 1999 elle expose dans plusieurs expositions collectives, y compris "Dimension Moins" à la Galerie Métropolitaine, Laboratoire 2 en Galerie Balmaceda 1215 et "Projet de Bord" dans le Musée d'Art Contemporain de Valdivia, où elle installe un palíndrome de grandes dimensions et son reflet sur la paroi opposée. Ce projet a été financé par la bourse FONDART, du Ministère de l'Éducation du Chili. En 2000 elle prend part à "Mythologies de l'Habitude", dans le Centre d'Extension de l'Université Catholique, où le texte à une grande échelle acquiert du volume réel et où il est possible de traverser à l'autre côté. Elle vit et travaille à Santiago, Chili.
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Dans ce travail, « en route je tourne » est relié avec l’idée du palindome qui peut être lu dans les deux sens. Le mot « rêver » au millieu, nous permet de nager à travers ces endroits qui n’existent pas où seules ces lointaines lumières nous rappellent que ce n’est qu’un rêve et tout s’écroule comme un château de sable quand nous nous réveillons.
Si nous nous arrêtons un instant, nous pouvons constater qu’ En route je tourne n’est pas un palindrome parfait car on peut lire à l’envers « : « en ruote je tuorne » : le reflet garde son mystère parfois, sans que nous le remarquions, l’image réfléchie n’est pas tout à fait la même que l’originale : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » a dit le philosophe grec Héraclite, tout s’écoule, rien ne reste, pas même le reflet d’une image et encore moins les rêves
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